RESULTATS - LA LEGENDE



2025 - Comme un marathon de New-York à la campagne....

Comme un marathon de New-York à la campagne....

Comparaison n'est pas raison! Et pourtant! Les années se suivent et se ressemblent. On croit avoir connu le meilleur des 4 Cimes. Que nenni! Les chiffres montent à la bourse de la course à pied. La barre est maintenant à plus 3500 préinscrits et plus de 3000 arrivées pour les différentes épreuves. Très bien. Mais ce n'est rien à côté de l'enthousiasme qui s'empare du bocage quand vient l'heure des retrouvailles. Mariage d'amour entre une nature qui se veut plus séduisante que jamais sous ses parures automnales et le grand peuple des bipèdes en shorts et t-shirts bariolés.

Une course vers la gloire pour quelques-uns. Un défi personnel pour tous. Du vent dans les narines sur l'échine du grand paysage. Par delà les brumes rivales d'un soleil capricieux, le bien-être tout simple, enfin, quand la bière se transforme en or.

Des femmes et des hommes accourus de toutes parts. Des voisins qui se transforment en sportifs comme par miracle. Des vieux de la veille qui en ont vu d'autres. Des curieux qui se jettent dans la bataille. Des aventuriers du bitume qui ont déjà usés leurs semelles dans des marathons mythiques. A New-York. A Paris. Tiens, justement, cette année, les 4 Cimes m'ont remis sous les yeux l'ambiance de "Big Appel". Devant, des cadors déchaînés, les yeux rivés sur le chrono. Derrière, des sourires et des gestes d'enfants fous quand nous voici chez Xavier. Ici, c'est à la fois une traversée de Brooklyn, pour la musique enivrante, et une excitation digne du Tour de France pour les fumigènes en pagaille. Et le son des cloches! Du coup, la campagne devient montagne. C'est bien de cela dont nous avons toujours rêvé; quitte à passer pour de doux dingues. Oui, cette année encore...et plus encore que les années précédentes, les 4 Cimes nous ont fait penser à un marathon de New-York à la campagne. Un petit miracle quand le succès (mérité) des trails pouvait définitivement ranger la course sur route au rayon des oubliettes.

Sur le pas des 4 Cimes, faut-il rappeler que la création des 2 Cimes et du Challenge Entreprises ont remis les pendules à l'heure du succès. Et, surtout, que la mutation "économique" de l'épreuve n'a pas remis en cause le défi des fondateurs: une course gratuite et une récompense unique pour tous (casse-croûte de produits régionaux), du premier au dernier. Plus encore! Sur les 4 Cimes, qui restent évidemment l'épreuve-phare, un t-shirt souvenir. Qui dit mieux?

Qu'on le veuille ou non, le grand nombre est souvent l'adversaire de la convivialité. Miracle. Ici, c'est le contraire. Et si l'eau des douches est parfois un peu froide, les pintes de Brice ou d'Aubel ont vite faits de réchauffer corps et coeur.

Comme chaque année, les belles histoires s'entassent au pied de la côte de Bouxhmont. Sur les 2 Cimes, c'est un réfugié politique, en voie de naturalisation, qui domine la concurrence. Sur les 4 Cimes, la première femme est l'amoureuse du champion local Julien Dethier. Amoureux,nous le sommes tous, de la ressemblance et de la différence. De Jeanne qui vient de boucler les 6 kilométres en moins de 40 minutes à Samuel qui s'offre une première victoire sur une épreuve de renom et sur un parcours dont il partage la vie quotidienne.

Samuel Dubois est un fils du pays. Il vit à Petit-Rechain et travaille à Liège. Le parcours des 4 Cimes, c'est son terrain de jeu.

"Cette année, je crois que je l'ai bien parcouru une cinquantaine de fois!" Sur son vélo de route.Faut pas exagérer...quand même. "Pour le plaisir. C'est mon paysage favori". La course, il s'y est frotté souvent. Avec ambition mais aussi une grande modestie qui nous permet de le résumer en une seule phrase: "Quelqu'un de bien...". "Pour gagner, il faut travailler, être au mieux de sa forme le jour J et avoir de la chance. Si Amaury (Paquet) avait été au départ, je n'aurais pas eu voix au chapitre. Cette fois, c'était plus équilibré...".

Avec peu de stars au départ mais bien de vrais champions, les 4 Cimes ont acquis un statut qui lui permettent de regarder droit dans les yeux les organisateurs qui jouent du dollar pour mettre en valeur leur production. Sur le plateau, les vraies valeurs sont monnaie courante. Et l'émotion bien plus scintillante que les médailles. Chaque coureur peut se reconnaître en ce Samuel qui, à 20 ans, a abandonné une carrière de tennisman, trop contraignante, pour enfiler des godasses de jogging. "Si je suis de plus en plus attiré par les longues distances, j'avoue que je m'amuse en toutes circonstances, du 10 au 100 kilométres". Après avoir terminé troisième d'un trail de 114 kilométres en Alsace, on le reverra bientôt sur le réputé Olne-Spa-Olne. A 34 ans, il n'en a pas fini avec les défis.

Depuis 1986, la grande famille des 4 Cimes n'a jamais céssé de faire la fête. Avec des Britons les premières années (Brian Heywood, Steve Surritge,...), des têtes d'affiches belges ensuite (Peter De Vocht, Eddy Hellebuyck, Amaury Paquet,...) et des champions régionaux enfin. Certains, comme Julien Dethier, endossant à la fois les rôles d'organisateur et d'athlète.Qui dit mieux?

Peut-être Véronique Fettweis et Frederic Heyns qui rêvent sans doute d'en découdre sur le terrain en plus d'être les "fers de lance" d'un team organisateur de rêve.

La déferlante de commentaires positifs, sur les réseaux sociaux, est à la hauteur de la tendresse avec laquelle ils acceuillent aujourd'hui plus de 3000 invités. En se donnant les moyens d'être à la hauteur dans un engagement qui dure toute l'année. La récompense est à la hauteur de leur investissement:

Véronique: "Au delà de la course, c'est l'esprit qui rêgne autour de l'image des 4 Cimes qui me frappe le plus; et le nombre incroyable de personnes qui s'entraînent toute l'année sur le parcours ou sur la ligne 38; en arborant souvent le T-shirt de finisher”.
Fred: "Au delà du succès de participation, je suis aussi émerveillé par l'engagement des gens du plateau. Vu le nombre de plus en plus important de coureurs, nous avons fait appel à de nouveaux bénévoles...et nous en avons trouvé plus que nécessaire (250)". Une sorte de miracle, en effet, quand on sait que certains organisateurs doivent passer au volontariat rénuméré pour s'en sortir.

Quand les jeunes ont parlé, nous reste la nostalgie. L'eau a coulé sous le pont de la Berwinne mais Guy pose toujours une chaise de bois sur le pas de la porte quand le peloton dévale vers Mortroux. Bernard se fait papa protecteur quand il s'agit de guider un coureur étranger vers la tente des dossards. Non content de toujours user le bitume, Michel actionne les pompes à la salle St-Vincent. Et moi, me voici encore à vous bafouiller mon enthousiasme…

Quand on aime, il est vrai, on ne compte pas. Et surtout pas chez celles et ceux qui se sont offert un challenge juste pour le fun: 16 km le samedi plus 33 le dimanche! Une soixantaine à ne vouloir manquer de rien! Dont Delphine Thirifays, championne du monde de duathlon. Pour tous, enfin, un moment de plénitude!

Fernand Maréchal

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